Le 4 mai 2026, la section de Bergerac du Parti communiste français (PCF) a officiellement demandé l’annulation de la participation de l’entreprise Le Canon français au banquet prévu le 24 octobre prochain, célébrant les 80 ans de l’appellation viticole Pécharmant en Dordogne. Les représentants communistes locaux considèrent cet événement comme une manœuvre politique sous couvert de valorisation du patrimoine, pointant une proximité idéologique entre les organisateurs et des cercles nationalistes. (asatunews.co.id)
Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte de tensions similaires ailleurs en France. À Troyes et à Colmar, des élus de La France insoumise (LFI) ont également exprimé leur opposition à des événements organisés par Le Canon français, une entreprise liée au milliardaire identitaire Pierre-Édouard Stérin. Les organisateurs de ces banquets ont nié toute implication politique, insistant sur leur objectif de promouvoir la convivialité et le patrimoine culinaire français. (ladepeche.fr)
Le Canon français organise depuis plusieurs années des banquets géants à travers la France, réunissant des milliers de convives pour célébrer le terroir et le patrimoine français. Cependant, ces événements ont été au cœur de polémiques, notamment en raison de liens financiers avec Pierre-Édouard Stérin, figure identitaire et conservatrice. Des incidents, tels que des propos racistes et des gestes assimilés à des saluts nazis lors de certains banquets, ont également alimenté les critiques. (ledauphine.com)
Face à ces controverses, des élus et des militants de gauche, y compris des écologistes, ont exprimé leur opposition à la tenue de ces banquets, les qualifiant de vecteurs potentiels de propagande politique et de divisions sociales. Ils appellent à l’annulation de ces événements, estimant qu’ils véhiculent des idéologies incompatibles avec les valeurs républicaines. (bretagne.lesecologistes.fr)
Le débat sur la tenue du banquet du Canon français à Bergerac reflète une tension croissante entre la promotion du patrimoine culinaire et les préoccupations concernant l’instrumentalisation politique de ces événements. Les autorités locales et les organisateurs devront concilier ces enjeux pour déterminer l’avenir de cette manifestation en Dordogne.




